n° 10 - jeudi 11 novembre 1999


Rédacteur en chef : Bernadette Coret
Comité de rédaction : Vincent Hurot, Anne Brouard, Valérie Archer, Laurence Escalup, Anne-Marie Langouet, Anne Christine Joly

Association nationale des Assistants et
anciens Assistants en Pharmacie Hospitalière

Edito

Cher(e) Ami(e),

Enfin le premier bulletin du nouveau bureau arrive… Il devait arriver juste avant le concours… Ceci étant, vous y trouverez le résumé des conférences de notre journée de formation " Anesthésie-Réanimation " de Juin 1999, qui comme vous pouvez le voir était riche en enseignement...

Pour cette année, l’ASSIPHAR travaille sur la mise en place d’une journée de formation sur le thème " Communication et conduite de réunions " avec l’aide des laboratoires Smith Kline Beecham, ainsi qu’à la préparation de la prochaine journée annuelle de formation. A ce propos si certains d’entre vous ont des attentes particulières, des idées … n’hésitez pas à nous en faire part.

Nous avons été contacté par les membres du SYNPREPH pour réfléchir ensemble sur la formation continue des Pharmaciens, une réunion est prévue le 2 Décembre, nous ne manquerons pas de vous faire part de ce qui s’y sera dit.

Quelques mots sur le concours de PH 1999…

Pour le type 1 : 20 postes – 56 inscrits

Pour le type 2 : 22 postes – 118 inscrits

De plus certains d’entre nous sont inscrits dans la spécialité hygiène, il y a des places mais nous sommes en concurrence avec les médecins. Le jury est composé de 75 % de médecins et 25 % de pharmaciens… peut-être qu’un nombre croissants de candidats Pharmaciens pourrait conduire à un rééquilibrage de ce rapport…

Bon courage et bonne chance à tous ceux et toutes celles qui planchent en ce moment.

Quelques mots sur la bourse emploi :

Je vous rappelle que Sophie Cariou s’occupe toujours de la bourse emploi des assistants et Laurence Escalup remplace Christophe Pitre pour la bourse emploi des cliniques.

Pour les contacter :

Sophie CARIOU
Pharmacie Hôpital Saint-Antoine
184, rue du Faubourg Saint-Antoine
75571 PARIS CEDEX 12
Tel : 01.49.28.21.66 Fax : 01.49.28.28.97

Laurence ESCALUP
Pharmacie Hôpital Saint Louis
1, Avenue Claude Vellefaux
75475 Paris Cedex 10
Tel : 01.42.49.90.57 Fax : 01.42.49.45.97

Merci de leur signaler également quand vous n’êtes plus à la recherche d’un emploi.

Enfin, vous trouverez dans ce bulletin des formulaires pour renouveler votre inscription pour l’année 2000. Faites connaître notre association aux nouveaux assistants de vos services. Vous pouvez photocopier le bulletin d’inscription si besoin…

Pour l’ASSIPHAR, Bernadette CORET, Vincent HUROT


APPROCHE PHARMACOECONOMIQUE EN ANESTHESIE
P. Tilleul*, A. Decorps*, Beaussier M.**
*Service Pharmacie (Dr J.L. Prugnaud)
**Service Anesthesiologie (Pr. A. Lienhart)
Hôpital Saint-Antoine PARIS

Pharmacoéconomie et médicaments
innovants en anesthésie

  • Spécificités du médicament innovant en Anesthésie :
    Un profil thérapeutique retrouvé pour la plupart des familles :
  • Données épidémiologiques en
    anesthésie : les enjeux*

    Outcomes et Pharmacoéconomie
    des agents anesthésiques ?

    Les différents types d’études applicables à l’étude pharmacoéconomique des anesthésiques

    Etudes de minimisation de coût :

    Un exemple d’études de minimisation de coût :
    Use of Anesthesia Selection in Controlling Surgery Costs
    in an HMO Hospital par Suver J. et col.

    *Clinical Therapeutics.1995;3

    Les différents types d’études applicables à l’étude pharmacoéconomique des anesthésiques

    Études coût-bénéfice :

    D’après P. A. Kenigsberg. EPH 1996; 2: 28-32

    Influence de la diminution de la durée de séjour en n10- sur le nombre de lit et le budget de cette dernière*.

    D’après Y. Tibi-Levy, G. de Pouvourville. Int J. of Techn. Assessement in Health Care 1997; 14:1-6

    Études coût-efficacité :

    Un exemple d’études de coût-efficacité :
    Cost-comparaison of halothane and sevoflurane for pediatric outpatient surgery
    par Watcha M.F. et col.*

    Autre exemple d’études de coût-efficacité :
    Economic considération in the use of Neuromuscular blocking drug
    par De Monaco HJ

    *J. Clin.Anesth.1994; 6:383-7

    Autres types d’études applicables à l’étude pharmacoéconomique des anesthésiques

    Études coût-utilité :

    Protocole d’une évaluation Pharmacoéconomique Desflurane/Isoflurane

    Etude prospective de pratique clinique

    Coût direct médicament + matériel d’une anesthésie au Desflurane ou à l’Isoflurane

    Type d’agent halogéné
    Médic hors halogénés
    Halogénés
    Petit matériel
    Total Budget
    Desflurane

    Isoflurane

    198 F

    201 F

    77 F

    19 F

    63 F

    55 F

    337 F

    274 F

    Différence
    NS
    S
    NS
    NS

    Durée théorique en n10- = f (durée d’anesthésie) par type d’halogénés.

    Durée anesthésie (mn)

    Temps de séjour moyen théorique et réel en n10- après anesthésie au Desflurane et à l’Isoflurane

    Temps de séjour théorique moyen en mn correspondant à un score d’Aldrète = 8 ou à l’autorisation de sortie du patient de n10-.

    Modélisation de l’occupation de la n10- de chirurgie digestive
    avec hypothèse d’utilisation exclusive du desflurane ( 204 patients)

    MAIS......

    Réflexion sur l’organisation
    de la n10-.

    Conclusion : Les Raisons du développement des études de Pharmacoéconomie en Anesthésie

    Les 2 premières disciplines à avoir créer un référentiel de pratiques professionnelles en France sont l’Anesthésie et la Pharmacie..


    SOLUTES DE REMPLISSAGE
    Sandra Wisniewski
    Hôpital Hautepierre, STRASBOURG

    Pourquoi ??

    Quels Médicaments ?

    Propriétés du soluté idéal...

    Le soluté doit présenter une grande similitude avec le sang

    Cristalloïdes (1) : NaCl 0,9%

    Ringer Lactate

    Dextrans

    Polymères de glucose obtenus par fermentation de saccharides par Lactobacillus mesenteroïdes

    Gélatines

    réchauffer les gélatines avant utilisation si la viscosité est importante

    Les gélatines à pont d’urée sont les plus allergisantes

    HEA

    Fabrication

    Caractéristiques

  • nb de groupe hydroxyl / nb de molécule de glucose
  • 0,45-0,55 à 0,62-0,7
  • si TSM ­, persistance intravasculaire de HEA et donc effets secondaires ­(hémostase)
  • hydroxylation en C2 : résistance à hydrolyse
  • haut > 8 et bas < 8
  • si C2/C6 ­, hydrolyse et effets secondaires
  • PMp = poids moléculaire en poids
  • PMn = poids moléculaire en nombre de molécules osmotiquement actives
  • si PM ­, persistance intravasculaire ­ et effets secondaires ­
  • Propriétés

    Cinétique

  • PMn détermine vitesse de F glomérulaire
  • hydrolyse par l’a-amylase
  • captation des + grosses molécules par le SRE
  • production de molécules de + en + petites
  • jusqu’à obtention de PM 40-50 000 Da
  • F° glomérulaire
  • E avant métabolisme total : glycémie non modifiée
  • Effets secondaires

  • rénaux : si mort céphalique, GFM > HEA
  • hépatiques : si cirrhose évoluée, albumine
  • VS,¯TT, syndrome Willebrand-like, ¯ volume plaquettaire
  • Contre-indications

  • Maladie de Willebrand, hémophilie
  • hémodialysés
  • Médicaments

  • prescription < 4 jours
  • surveillance hémato (TCA, FVIIIc)
  • Stratégie thérapeutique

    Conférence de consensus 89

    Urgences extrêmes

    Hémorragies

    Brûlures

    Déshydratation aigüe

    Œdème cérébral

    Gélatine

    Gélatines, cristalloides

    Cristalloides

    Gélatines, cristalloides

    Gélatine

    RPC 97 : recommandations générales

  • PFC ¹ soluté de remplissage
  • Albumine :
    si CI aux colloïdes de synthèse ou si poso >
    si protidémie < 35g/l
  • Colloïde : HEA de préférence (E II moindres)
  • Cristalloïdes : isotonique, RL de préférence sauf si insuffisance hépatique patente, traumatisme crânien sévère ou hyperkaliémie
  • Recommandations adaptées aux situations cliniques particulières

  • cristalloïdes isotonique (NaCl 0,9%) ou colloïdes en solution isotonique (HEA)
  • éviter cristalloïdes hypotoniques et le RL
  • Indications de l’albumine

    AMM 1994

    Conférence de consensus de 1995

    Conclusion


     INTUBATION TRACHEALE ET ASPIRATION BRONCHIQUE
    Description et Critères de choix
    Isabelle LE DU – CHU BREST

    A - INTUBATION TRACHEALE

    I – DEFINITIONS

    1 - INTUBATION ENDOTRACHEALE

    L’intubation endotrachéale est un acte médical consistant en l’introduction d’une sonde dans la trachée à travers l’orifice glottique par voie orale ou nasale.

    Son but est d’assurer la liberté des voies respiratoires et de permettre une ventilation assistée manuelle ou mécanique. Elle est utilisée chaque fois que la fonction respiratoire est défaillante

    ð insuffisance respiratoire aiguë

    ð troubles neurologiques lors de coma

    ð comas de différentes étiologies

    ð présence d’obstacle mécanique (sténose trachéale, cancer ORL, ...)

    ð ventilation artificielle

    ð anesthésie générale

    2 - SONDES D’INTUBATION ENDOTRACHEALE

    Les sondes d’intubation endotrachéale sont des appareils tubulaires stériles destinés à être introduits sans effraction dans la trachée par voie buccale ou nasale.

    Elles sont en contact avec les muqueuses des voies respiratoires supérieures.

    Leur mise en place nécessite l’utilisation d’accessoires (laryngoscope en particulier). Pendant l’intubation, il peut être nécessaire de pratiquer une aspiration à l’aide de sondes spécifiques

    Synonymes : tube trachéal, tube orotrachéal, sondes de Magill, sonde de Murphy,...

    II - NORMES

    * NF S 90-126 : Matériel médico-chirurgical - Tubes trachéaux - Spécifications générales

    * NF S 90-127 : Matériel médico-chirurgical - Tubes orotrachéaux et nasotrachéaux (avec ou sans ballonnets) type Magill

    * NF S 90-128 : Matériel médico-chirurgical - Tubes trachéaux - Type Murphy

    * NF S 90-130 : Matériel médico-chirurgical - Tubes trachéaux - Spécifications et méthodes d’essai pour les ballonnets et les tubes

    III - DESCRIPTION (Annexe 1)

    1 - TUBE ENDOTRACHEAL

    1.1 - Dimensions

    Il s’agit d’un tube caractérisé par le diamètre interne (ID ou Inner Diameter) compris en général entre 2.0 et 10.5 mm. Ce diamètre donne la taille de la sonde.

    Le diamètre externe (OD ou Outer Diameter) est exprimé en mm ou en charrière (CH). Les mesures les plus fréquentes sont comprises entre CH08 et CH46.

    N.B. : Charrière (CH) = unité de mesure représentant 1/3 de mm

    Le rayon de courbure de la sonde est de 140 +/- 15 mm. Il existe cependant des sondes à angle droit (sonde d’Oxford) ou anatomiques (sondes de Téhéran). Enfin, certaines sondes sont préformées, c’est à dire coudées à l’endroit où elles émergent de la bouche ou du nez. Ces derniers modèles sont surtout utilisés en chirurgie ORL.

    Ces sondes ont une longueur comprises entre 140 et 320 mm. Elles sont en général graduées tous les centimètres.

    1.2 - Extrémité distale

    L’extrémité distale doit être la plus atraumatique possible. Elle est taillée en biseau qui forme un angle de 45° pour les sondes orales, 30° pour la voie nasale et 37°5 pour les sondes pouvant être mise en place à la fois par voie orale et nasale (les plus fréquentes). Cette extrémité est ouverte.

    Elle peut être munie d’unœil latéral : on a alors une sonde dite de type Murphy. Si cetœil est absent, on parle de sonde de Magill. Les sondes de type Murphy permettent d’assurer une ventilation symétrique des deux poumons même si l’extrémité bute contre la carène bronchique.

     

    1.3 - Extrémité proximale

    Cette extrémité est droite. Un raccord normalisé de 15 mm de diamètre termine le tube trachéal à cet endroit. Ce raccord, qui peut être mobile, permet la connexion à tout système de ventilation.

     

    1.4 - Matériau

    Le tube est en général en PVC plus ou moins souple et thermosensible. Ce PVC peut être siliconé. Il existe également des sondes en silicone ou en latex. Le caoutchouc est par contre rarement utilisé de nos jours.

    Si la tête du patient est difficilement accessible, que le malade est en position ventrale, lors d’intervention sur les voies respiratoires supérieures ou pour certaines interventions de neurochirurgie, le tube comprend une armature en métal ou plus souvent en nylon, afin d’assurer une meilleure résistance aux pressions anatomiques. Dans tous les cas, le tube trachéal est radio-opaque par une ligne ou dans la masse.

     

    2 - BALLONNET TRACHEAL

    Les sondes destinées à l’intubation de l’adulte sont quasiment toujours munies d’un ballonnet qui assure l’étanchéité des échanges gazeux par pression sur la paroi de la trachée et le maintien en place de la sonde. En pédiatrie, surtout chez les très jeunes enfants, on utilise des sondes sans ballonnet car il y a un risque important d’ischémie de la muqueuse trachéale.

    Ce ballonnet est situé à l’extrémité distale. Il peut être différentes formes, de différents volumes. Il est en général en PVC.

    Il est relié à un tube de gonflage (incorporé ou non au tube trachéal) comportant à son extrémité un ballonnet témoin (qui renseigne sur l’état de gonflement du ballonnet trachéal) se terminant en général par une valve anti-retour qui permet de gonfler à la fois le ballonnet trachéal et le ballonnet témoin. A l’heure actuelle, les systèmes de type robinet ou bouchon sont assez rares. Le gonflage se fait grâce à une seringue et en général avec de l’air. Dans quelques publications, on trouve mention d’un gonflage au sérum physiologique. 

    On utilise le plus souvent des ballonnets de grand volume et dits "à basse pression". Il s’agit d’éléments permettant de répartir la pression exercée sur la trachée sur une plus grande surface et avec une pression de gonflage plus faible, afin d’éviter au maximum de léser la muqueuse trachéale.

    Pour les intubations de très longue durée (cas des réanimations en particulier), on a mis au point des sondes dotées de système de valve uni ou bi-directionnelle sur le ballonnet de contrôle, afin d’éviter tout surgonflage au niveau trachéal (pression inférieure à 25 mm Hg). On peut en particulier citer les systèmes Lanz© et Brandt© (laboratoires Mallinckrodt France). Il existe aussi un régulateur externe : c’est la Pressure Easy© (actuellement distribué par la société Rüsch-Europe Médical). Ce système se présente comme un "réservoir" que l’on connecte à la valve d’insufflation du ballonnet. Un système de membrane et de ressort disposé dans ce réservoir permet en théorie au fluide de gonflage de se répartir entre ce régulateur et le ballonnet trachéal lui-même.

     

    III - CRITERES DE CHOIX

    3 Angulation du biseau selon la voie d’intubation choisie

    3 Souplesse du matériau
    Les sondes utilisées par voie nasale doivent être plus souples que celles utilisées par voie orale.
    Les sondes de très petit diamètre sont en général extrêmement souples ("nouilles").

    3 Présence ou non d’une armature

    3 Longueur du tube trachéal

    3 Présence ou non d’un ballonnet

    3 Type de ballonnet (volume, caractère basse pression, forme)

     

    IV - PRINCIPAUX FOURNISSEURS

    ² Baxter

    ² Kendall - Sherwood Davis & Geck (avec sondes de chaque " marque ")

    ² Lohmann Médical

    ² Mallinckrodt France

    ² Peters

    ² Robe

    ² Rüsch-Europe Médical

    ² Sims LSSA

    ² VM Tech - Collin ORL - CMF

    ² Vygon

     

    V - DISPOSITIF MEDICAL ANNEXE

    Lors d’une intubation trachéale, on utilise aussi une canule oropharyngienne.

    1 - DEFINITION

    Il s’agit d’un dispositif destiné à maintenir la liberté des voies aériennes à travers la cavité buccale et le pharynx.

    En anesthésie, la canule oropharyngienne permet d’éviter la morsure de la sonde trachéale et la chute de la langue vers l’arrière (obstruction des voies aériennes supérieures). De plus, elle facilite l’aspiration pharyngée des mucosités.

    Synonymes : canule de Mayo, canule de Guédel, canule de Mayo-Guédel, canule de Bermann, canule de Safar

     

    2 - NORMES

    * NF S 90-126 : Matériel médico-chirurgical - Canules oropharyngiennes

     

    3 - DESCRIPTION

    La canule de Guédel est un appareil creux comportant une partie incurvée et aplatie, à lumière ovale. Elle n’est pas toujours stérile.

    La partie distale (extrémité pharyngée) est ouverte et émoussée. 

    La partie proximale est placée entre les dents. Elle est en général renforcée afin d’éviter l’écrasement. Elle se termine par une collerette rigide, colorée en fonction de la taille de la canule.

    La rigidité de l’ensemble est variable selon le matériau utilisé (PVC le plus généralement).

    La canule de Bermann comporte deux gouttières latérales et non une lumière ovale. Ce système à double voie permet l’introduction simultanée de la sonde d’intubation trachéale et d’une sonde d’aspiration.

    La canule de Safar est une canule de Guédel double.

     

     4 - CRITERES DE CHOIX

    3 Atraumaticité de l’extrémité distale

    3 Souplesse du matériau

    3 Rapport Longueur / Diamètre

     

    5 - PRINCIPAUX FOURNISSEURS

    ² Ambu France

    ² Bard

    ² BPF

    ² Coopération pharmaceutique française

    ² Groupe Gaillard

    ² Intersurgical

    ² Maersk Médical

    ² Mallinckrodt France

    ² Novatech

    ² Peters

    ² Porgès

    ² Robe

    ² Rüsch Pilling

    ² Temco

    ² Vygon

    B - ASPIRATION TRACHEALE

    I – DEFINITIONS

    1 - ASPIRATION TRACHEALE

    L’aspiration trachéale est un acte consistant en l’élimination par aspiration du pus, du sang, des sécrétions, des aliments et de tout autre liquide encombrant le pharynx et les voies aériennes.

    Elle est utilisée chez des malades non vigiles ou ne pouvant expectorer de façon efficace. Elle est réalisée le plus souvent par déconnexion du ventilateur qui doit être limitée à 30secondes.

    On pratique en général une aspiration par heure à une toutes les trois heures.

     

    2 - SONDES POUR ASPIRATION TRACHEALE

    Les sondes d’aspiration trachéale sont des appareils tubulaires stériles destinés à être introduits sans effraction dans la trachée par voie buccale ou nasale ou dans la lumière d’une sonde d’intubation ou d’une canule de trachéotomie.

    Elles sont reliées à un système générateur de vide par l’intermédiaire d’un ou plusieurs récipient(s) destiné(s) à recueillir les produits de l’aspiration.

    Synonymes : Sonde de DE LEE, de METRAS, DE MULLY

     

    II - NORMES

    * NF EN 1733 : Matériel médico-chirurgical - Sondes d’aspiration pour les voies respiratoires

     

    III - DESCRIPTION

    Les sondes d’aspiration sont formées par un tube translucide en général en PVC, de rigidité variable. Ce tube en en général radioopaque et parfois gradué.

     Ces sondes diffèrent essentiellement par leur extrémité distale. Cette dernière peut être :

    - ouverte ou fermée,

    - droite, biseauté conique, béquillée ou olivaire.

    Elle comporte plusieursœils latéraux en nombre et position variable.

    L’extrémité proximale se termine par un godet de couleur variable selon le diamètre de la sonde (code couleur AFNOR). Pour les sondes pédiatriques, appelées sondes de DE LEE, ce godet est muni d’un obturateur.

    Dimensions :

    z Pour les adultes :

    - longueur de 40 à 60 cm

    - diamètre externe : CH10 à CH36

    z En pédiatrie :

    - longueur de 28 à 40 cm

    - diamètre externe : CH04 à CH10

    Les sondes de Métras sont utilisées pour l’aspiration bronchique lors d’examen bronchographique ou bronchoscopique.

    Cas particuliers :

    Afin de limiter le retentissement de la déconnexion du ventilateur, plusieurs laboratoires ont développé un système d’aspiration dit en "système clos".

    Ces systèmes comportent une pièce à l’extrémité proximale permettant de connecter le système à la fois au patient, au ventilateur et à la source d’aspiration. Selon la position de cet élément, on peut soit isoler les voies aériennes du patient (mode ventilatoire et position de nettoyage de la sonde après utilisation), soit accéder à ces voies tout en restant en milieu fermé (position d’aspiration).

    La sonde est entièrement protégée par une gaine souple en polyéthylène dont l’extrémité distale est ouverte. Ainsi en fin d’aspiration, on fait coulisser la sonde dans cette gaine pour la rincer. Elle sera remise en place lors de la prochaine aspiration.

    La durée d’utilisation préconisée est de 24 heures.

     

    IV - CRITERES DE CHOIX

    3 Longueur et diamètre de la sonde

    3 Atraumaticité de l’extrémité distale

    3 Type de l’extrémité distale

    3 Nombre d’œils

    3 Qualité de l’aspiration

    3 Adaptation au système d’aspiration

    3 Pour les systèmes clos : sécurité d’utilisation du système, facilité de rinçage de la sonde

     

    V - PRINCIPAUX FOURNISSEURS

    ² Asept In Med

    ² BPF

    ² Coopération pharmaceutique française

    ² Euromédis

    ² Lohmann Médical

    ² Maersk Médical

    ² Mallinckrodt France

    ² Périmédical

    ² Péters

    ² Porgès

    ² Robe

    ² Rüsch-Europe Médical

    ² Sherwood Davis & Geck

    ² Temco

    ² Vygon

     

    C - ALTERNATIVES A L’INTUBATION

    Dans le cas d’intubation difficile ou de courte durée ou encore en situation d’urgence, on peut choisir différentes alternatives à l’intubation trachéale.

     

    I - LE MASQUE LARYNGE

    Le masque laryngé permet d’assurer la ventilation des voies aériennes supérieures sans la contrainte d’une intrusion endotrachéale.

    Il se compose d’une sonde prolongée à son extrémité distale par un masque (ou coussinet) gonflable. Ce masque est positionné au niveau du carrefour aérodigestif et par gonflage, on obtient une relative étanchéité des voies aériennes.

    Plusieurs tailles de masques existent, permettant son utilisation chez l’enfant comme chez l'adulte. Des masques renforcés sont également commercialisés en particulier pour des interventions sur la sphère ORL.

    Ce système est réutilisable après nettoyage, décontamination. et stérilisation.

    La masque laryngé est utilisé en particulier lors d’interventions chirurgicales de courte durée ou dans certains cas d’intubation difficile. Par contre, il n’est pas indiqué dans les situations d’urgence ou lorsque la vacuité gastrique ne peut être obtenue (faible protection contre l’inhalation).

    On note depuis quelques années une forte augmentation de dispositif médical.

     

    II - LE COMBITUBE© (Annexe 2)

    Le Combitube© est constitué de deux sondes solidaires. Les extrémités distales des deux sondes sont à des niveaux différents, chaque étage comportant un ballonnet.

    Si la sonde est disposée dans la trachée, le ballonnet distal permet de réaliser l’étanchéité des voies aériennes supérieures et de ventiler le patient par la sonde dont l’extrémité est la plus distale.

    Si la sonde est positionnée dans l’œsophage, le ballonnet distal prévient le reflux de liquide gastrique vers la trachée. Le ballonnet intermédiaire assure l’étanchéité de l’oropharynx et la ventilation artificielle est possible par insufflation de la sonde la plus courte.

    Ce dispositif médical est essentiellement utilisé dans les situations d’urgence mais aussi dans certaines intubations difficiles.

    Il s’agit d’un dispositif à usage unique et pour lequel, à l’heure actuelle, il n’existe qu’une taille adulte.

     

    III - LE COPA©

    Le Copa© est une canule oropharyngée munie d’un ballonnet basse pression de grand volume.

    La mise en place est simple et rapide puisqu’elle se fait comme celle d’une canule oropharyngée classique. Un connecteur standard de 15 mm de diamètre permet le raccordement à tout système de ventilation. Un tube de gonflage muni d’une valve anti-retour et d’un ballonnet témoin permet le gonflage du ballonnet au niveau de l’épiglotte.

    Ce système est utilisé pour les ventilations de courte durée. Il est à usage unique et existe en différentes tailles (caractérisées par la longueur de la canule)

     


    RESPIRATION ARTIFICIELLE ET ECHANGEURS DE CHALEUR ET D’HUMIDITE (ECH)
    Delphine BOURIN – CHG Montfermeil

     

    1. INTRODUCTION

    Les voies aériennes supérieures (VAS) contrôlent l’humidification, le réchauffage et la filtration des gaz inhalés grâce à l’appareil muco-ciliaire. L’air est stérilisé par de multiples phénomènes locaux (mécaniques, chimiques, immunologiques et enzymatiques). Ce phénomène représente une perte d’eau et de calories, pour la muqueuse respiratoire mais aussi pour l’organisme en terne de bilan.

    Humidification et réchauffement :

    - Humidité absolue = quantité d’eau contenue par le gaz, exprimée en mg d’eau / litre de gaz

    - Humidité relative = quantité d’eau contenue dans le gaz par rapport à la quantité qu’il peut contenir à saturation, exprimée en %

    Filtration

     

    2. RESPIRATION ARTIFICIELLE

     

    2.1. Dispositifs médicaux utilisés

    Sonde d’intubation endotrachéale

    Circuit de ventilation

     

    Humidificateurs

    3 types d’humidificateurs :

    - Avantages : limite les pertes thermiques

    - Inconvénients : manipulation, prolifération bactérienne, réglage de la température délicat, condensation importante, résistance élevée au flux gazeux, coût élevé, nécessité d’une source d’électricité, risque de sur-humidification

    Echangeurs de chaleur et d’humidité / filtres

    Sonde d’aspiration trachéale

    Collecteurs pour mucosités

    2.2. La déshydratation liée à la ventilation artificielle

    ð L’évaporation de l’eau est un facteur majeur de refroidissement des muqueuses respiratoires et des lésions qu’elles subissent. C’est donc le défaut d’humidification des gaz insufflés qui doit être corrigé plus que leur température.

    2.3. Conduite à tenir

    2.3.1. EN REANIMATION :

    2.3.2. EN ANESTHESIE :

     2.3.3. LA FILTRATION

     

    3. INFECTIONS NOSOCOMIALES (IN) RESPIRATOIRES

    Recommandations pour la prévention et la surveillance des IN, du Comité Technique national des IN - 1999

    - compatibilité des dispositifs médicaux utilisés avec les techniques d’entretien

    - utilisation des sondes d’intubation et des canules de trachéotomie à usage unique

    - désinfection entre chaque patient des ballons de ventilation manuelle et des masques utilisés pour la ventilation

    - tuyaux stérilisés entre chaque patient

    - utilisation de sonde d’intubation à usage unique

    - humidification et température correste des gaz inhalés sont assurées, éventuellement par un filtre-ECH

    - filtre anti-bactérien pour prévenir les transmissions croisées, placé au niveau de la pièce en Y et changé après chaque patient

    - circuit changé de façon hebdomadaire

    - extubation réalisée quand autonomie respiratoire et état de conscience normal

    - eau stérile

    - liquide stagnant éliminé

    - circuit changé entre chaque patient

    - bloc expiratoire stérilisé entre chaque patient

    - carnet de bloc.

    - désinfection de l’oropharynx et du nasopharynx avant l’intubation

    - les aspirations bronchiques doivent être réalisées régulièrement par la technique "sans contact"

    - une sonde stérile doit être utilisée pour chaque série d’aspiration bronchique

    - le liquide de rinçage de la sonde doit être stérile

    - sucralfate ou anti-H2 : antiH2 plus efficace sur la prévention des ulcères aigus sans augmenter de façon significative le risque de pneumopathie

    - la sédation profonde et la curarisation doivent être utilisées que chez les patients les plus sévèrement atteints (majoration du risque de pneumopathie)

    - préférer la position semi-assise (moins de reflux gastro-oesophagien)

    - décontamination digestive sélective associée à une antibiothérapie courte par voie générale : réduction très significative de l’incidence des pneumopathies, de même que de la mortalité. Résistance à long terme des bactéries aux antibiotiques ?

     

    4. LES ECHANGEURS DE CHALEUR OU D’HUMIDITE (ECH)

    = nez artificiels

    Origine : humidifier les voies respiratoires des trachéotomisés

    4.1. Définition

    Les échangeurs de chaleur et d’humidité sont des dispositifs de petite taille qui ont pour but de se substituer aux VRS afin de tenter d’assurer une humidification et un réchauffement quasi-physiologiques des gaz médicaux administrés au malade

    4.2. Principe

    4.3 Caractéristiques

    4.4. Normes

    - définition

    - raccords

    - essais de pression, de température, de l’humidité, de volume, de détection de fuite

    - obligations d’emballage, étiquetage, notice informative, dates de péremption

    4.5. Composition

    ECH hygroscopiques

    ECH hydrophobes

    ECH mixtes = Filtres-ECH

    ECH pour trachéotomies :

     4.6 Efficacité d’humidification et d’échange de chaleur

    4.7. Critères de choix des ECH

    4.8. Effets secondaires des ECH

    Résultats différents selon les études concernant la viscosité des sécrétions bronchiques entre les malades sous ECH et ceux humidifiés classiquement

    4.9. Contre-indications des ECH

    4.10. Avantages des ECH par rapport aux humidificateurs chauffants

    4.11. Durée d’utilisation

    4.12. Prix

     

    5. FILTRES POUR RESPIRATEURS

    5.1. Définition

    En présence d’une sonde d’intubation, l’utilisation d’une filtration antimicrobienne systématique des gaz administrés est indispensable.

    Il s’agit d’un système de filtration antimicrobienne et antivirale assurant la protection de l’ensemble du respirateur et des tubulures ainsi que des malades.

    5.2. Les différents filtres

    3 mécanismes : interception directe, impact dû à l’inertie, interception due à la diffusion et la rétention électrostatique

    5.3. Filtration bactérienne

    5.4. Filtration virale

    5.5. Critères de choix des filtres

    Les critères sont :

    - la nature des germes utilisés

    - l’importance de l’inoculum

    - la suspension bactérienne doit être monoparticulaire (aérosol)

    - le débit gazeux : trop fort il facilite le passage des germes au travers du filtre sans qu’ils soient retenus

    - la durée du test doit être compatible avec la durée d’utilisation (1 à 2 heures)

    - les tests doivent montrer une rétention bidirectionnelle des particules filtrées

    5.6. Position du filtre dans le circuit

    5.7. Durée d’utilisation

    5.8. Recommandations de la SFAR concernant l’hygiène en anesthésie (décembre 97)

     

    6. CONCLUSION

    Les ECH :

     

    BIBLIOGRAPHIE


    AIVOC
    Dr Michaud – Paterno Hôpital Bicêtre

     GENERALITE

    Une anesthésie est l’utilisation :

    Une induction par inhalation est réservée à la pédiatrie et aux abords veineux difficiles. Le sévoflurane est utilisé chez l’adulte en induction.

     LE PROPOFOL

    On observe une variation de la profondeur anesthésique pendant une chirurgie : Le gros stimulus est l’intubation, puis l’incision et le péritoine.

    Quand on règle sa cuve à 2% d’isoflurane, on surdose au départ et à la fin. Ceci influe les délais de réveil. Il serait bien de pouvoir s’adapter à chaque niveau d’anesthésie nécessaire. Un produit anesthésique permettant cette adaptation est le propofol.

    Paramètres importants de pharmacocinétique :

    - temps délai de transfert sur cerveau (correspond au temps au bout duquel l’injection sera efficace)

    - temps de ½ décroissance après une perfusion de durée variable

    Avant l’ordinateur, il fallait réfléchir à des doses en mg à intervalles précis pour un entretien. Maintenant on réfléchit en concentration cible, ce qui modifie le raisonnement de l’anesthésiste.

    Au début de l’utilisation du propofol, on faisait une injection à débit constant, donc on mettait un certain temps à atteindre une concentration importante. Le produit s’accumule et au bout d’un certain temps d’injection, le délai de réveil est important.

    On peut obtenir une concentration constante : faire un bolus puis un entretien décroissant toutes les 10mn (bolus de 1mg/kg puis un entretien de 10mg, 8mg, 6mg/kg/h et ...) Les concentrations mesurées dans le sang sont aux environs de 3m g/ml (c’est à dire une concentration un peu < à la concentration d’entretien de l’anesthésie).

    AIVOC

    La perfusion à objectif de concentration permet de contrôler l’intensité et la durée de l’effet en maintenant la concentration au niveau choisi :

    Les hypothèses permettant de valider le principe de AIVOC est que le propofol a une pharmacocinétique à trois compartiments, que la relation dose-concentration est linéaire (aux doses utilisées), les covariables étant le poids et l’âge.

    L’anesthésiste définit la C° cible en fonction de ce qu’il veut faire. Les simulations pharmacocinétiques donnent au pousse seringue le débit souhaité ; le pousse seringue renvoie le signal du débit réel à la simulation pharmacocinétique qui, en permanence, calcule la concentration, concentration prédite que l’on peut ajuster pour adapter la réponse que l’on a à l’effet que l’on désire.

    Le matériel nécessaire comporte un modèle pharmacocinétique du médicament (modèle de 1991 adapté au poids : 40<poids<100kg, non adapté à l’âge, A.M.M. chez l’adulte, non validé chez l’enfant), le logiciel d’AIVOC avec équation et algorithme intégré au pousse seringue, dispositif de perfusion.

    Il existe trois diprifusors différents ; en début de l’anesthésie régler le poids, âge du patient (non inclus dans le modèle). La courbe de C° plasmatique est affichée de même que les histogrammes pour avoir la C° simulée prédite au site d’action.

    Concernant la validité, pour des faibles concentrations (1m g/ml), les modèles sont très fiables. En sédation légère, entre 2 et 4m g/ml, les modèles sous-estiment la C° réelle.

    Les seringues sont en verre (marquage CE, extension d’A.M.M., usage unique), préremplies avec un test de reconnaissance magnétique pour le diprifusor.

     

    AVANTAGE AIVOC PAR RAPPORT AUX HALOGENES

    - voie d’administration IV (pas de contrôle parfait de ce que l’on administre dans le poumon avec les gaz)

    - effets antiémétiques du propofol (les halogénés entraînent des nausées et vomissements postopératoires jusqu’à 24 à 48h).

    - rapidité du délai d’action quelques minutes (un peu plus pour les halogénés)

    - prédictibilité du réveil selon la durée de la perfusion (existe aussi avec le desflurane mais peu utilisé)

    - absence de pollution du site

    AVANTAGE DES HALOGENES

    - simplicité d’utilisation

    - coût faible

    - moindre risque infectieux

    - permet l’induction chez l’enfant et sans voie veineuse périphérique

    - évite douleur à l’injection que l’on a avec propofol

     

    AVANTAGE AIVOC PAR RAPPORT A ANESTHESIE IV SANS ORDINATEUR

    - atteindre la C° cible sans surdosage (le propofol à l’injection donne des hypotensions plus ou moins importantes)

    - titration de l’effet choisi suivant les patients

    - induction lente chez les sujets fragiles

    - permet variation de la concentration aux différents temps de stimulation (maniabilité)

     

    INDICATIONS ABSOLUES DE L’AIVOC PAR RAPPORT AUX HALOGENES

    - contre indication aux halogénés

    - atteinte hépatique

    - hyperthermie maligne

    - myopathie

    - porphyrie

    - laser (gaz inflammable)

    - endoscopie digestive, coloscopie, fibroscopie

    - endoscopie O.R.L.

    AIVOC

    Avantages :

    - sédation brève car ventilation spontanée (facile en complément d’anesthésiques locaux, en réanimation pour les transports médicalisés...)

    Limites :

    - pas d’utilisation sans formation préalable de l’équipe

    - connaître * les adaptations à faire en fonction des concentrations prédites (âge extrême, patient fragile) * les sources d’erreur qu’il faut éliminer à chaque fois (reflux dans la perfusion, longueur de la tubulure, distance entre le point d’injection et la perfusion, interaction physico-chimique avec la xylocaïne...)

    - passage intempestif en mode manuel

    - pas d’extension d’A.M.M. pour faire l’AIVOC avec les morphiniques

     

    CONCLUSION :

    - atteinte de la cible sans surdosage en injectant le moins possible de produit

    - meilleure stabilité hémodynamique avec le propofol en évitant les à-coups

    - induction, plus lente (avantage pour certain cas)

    - concentration d’anesthésie stable au cours du temps si la stimulation chirurgicale ne varie pas

    - prédiction du délai de réveil

    - simplicité d’utilisation (quand on a l’habitude)

     

    PERSPECTIVES D’AVENIR

    - avoir une ‘’bibliothèque’’ de modèles (un seul modèle actuellement pour le sujet jeune en bonne santé, chirurgie pas trop lourde...; ce modèle est peu adapté à la sédation légère entre 1 et 2m g/ml, pas aux insuffisants rénaux, ni aux sujets âgés)

    - avoir AIVOC morphinique pour remifentanyl

    - avoir sédation/réanimation en AIVOC avec les benzodiazepines (éviter accumulation et retard (en jour) de réveil)

    - avoir AIVOC en boucle fermée

     


     HIRUDINE

    Revasc : désirudine A.M.M. européenne pour la prévention des thromboses veineuses profondes (TVP)

    Réfludan : lépirudine A.M.M. pour les thrombopénies immunoinduites à l’héparine (TIH 2)

     

    RAPPEL :

     

    DESIRUDINE

    hirudines > salive de sangsue Hirudo medicinalis

    les progrès de la biologie moléculaire et de la génétique ont permis la synthèse d’hirudine recombinante

    2 champs d’application :

    Généralités :

    Mode d’action :

    La thrombine a :

    L’hirudine est capable de neutraliser tous les effets - cellulaires et non cellulaires - de la thrombine.

    L’hirudine a une double interaction avec la thrombine (> molécule antithrombinique bipolaire) :

    Ceci donne une liaison non covalente, pratiquement irréversible.

    L’effet antithrombine existe aussi bien dans le plasma que dans le caillot.

     Caractéristiques :

    Pharmacocinétique :

     Les essais cliniques :

     Reproches :

     

    LEPIRUDINE

    L’utilisation n’est pas aisée. L’Orgaran, malgré le risque d’allergie croisée de 1% est plus facile à utiliser.

     

    CONCLUSION :