ACTUALITES SUR LES NOUVELLES FLUOROQUINOLONES
Pr Stahl. CHU de Grenoble

2 points essentiels :

1. Relation structure/activité

L’ajout d’un F sur le noyau quinolone élargit le spectre et améliore la pharmacocinétique (équivalence voie orale/IV)

L’apparition d’un 2° F signe la nouvelle génération de fluoroquinolone, la rotation autour de ce F diminue l’apparition de résistances (déficit en charge électronique) et permet la stabilisation du cycle d’où la diminution de la phototoxicité

2. Mécanisme d’action

ü inhibition des topoisomérases : DNA gyrases et topoisomérases IV qui interviennent dans la réplication de l’ADN

ü formation d’un complexe tripartite DNA/fluoroquinolone/enzyme

3. Mécanismes de résistance

ü Par C et Gyr A sites de mutations les plus fréquents

ü Efflux

Toutes les FQ n’ont pas les mêmes capacités vis à vis des résistances

Pour qu’il y ait résistance de haut niveau il faut au moins 2 évenements :

Si Gyr A initial suivi en général de Par C

Mécanisme d’efflux important

L’évolution de la résistance se fait par paliers

Rappel : La bactérie résistante pré existe, elle est révélée par l’administration d’antibiotique d’où l’importance de ne pas sélectionner le clone résistant. C’est l’inconvénient majeur des FQ qui doivent la plupart du temps être utilisées en association avec des antibiotiques ayant les mêmes qualités pharmacocinétiques (lieu d’action) ex : rifampicine

4. Spectre d’activité

 

germes

Q

FQ

NFQ

S. aureus  

S

S

enterocoque  

R

I

streptocoques  

I/R

S

S. pneumoniae  

R

S

germes

Q

FQ

NFQ

entérobactéries

S

S

S

P. aeruginosa

R

I/S

I/S

Acinetobacter spp

S

S

S

H. influenzae

-

S

S

M. catarralis

-

S

S

Neisseria

S

S

S

L. pneumophila

-

S

S

germes

Q

FQ

NFQ

C. perfringens

R

I/S

S

Mobiluncus

R

S

S

Peptostreptococcus

R

S

S

P. acnes

R

S

S

B. fragilis

R

R

I/S

germes

Q

FQ

NFQ

C. pneumoniae

-

I

S

M. hominis

-

S

S

M. pneumoniae

-

I

S

U. urealyticum

-

I/R

S

5. Indications

Elles découlent de leur excellente diffusion tissulaire et de leur très bonne biodisponibilité par voie orale très proche de la voie intraveineuse

ü Traitement d’ infection chronique à germe sensible, des infections osseuses au long cours

ü Antibiotique qui diffuse le mieux dans la prostate : traitement standard

ü Traitement standard des salmonelloses (5 jours pour fièvre typhoïde)

ü Discutées  : les infections respiratoires graves de l’adulte : si un traitement par FQ est décidé autant prescrire une NFQ

Mais quand prescrire une FQ dans les infections respiratoires ?

2 cas :

Retour au sommaire Journées ACOPHRA 20/9/2001