IMMUNOTHERAPIE PAR ALLOGREFFE NON MYELOABLATIVE
Dr F. Garban. CHU de Grenoble

Auparavant, la thérapeutique reposait sur l'idée de remplacer une moelle malade par une moelle saine. Mais l'idée que la moelle osseuse puisse véhiculer la guérison a conduit à la greffe allogénique.

  1. Greffe de CSH (Cellules Souches Hématopoïétiques) :

    La greffe de CSH (Cellules Souches Hématopoïétiques) est une procédure thérapeutique complexe qui s'inscrit dans le cadre de la thérapie cellulaire . Les différentes étapes sont :

    Il peut s'agir d'une :

    Le greffon est un mélange cellulaire contenant :

    La thérapie cellulaire nécessite un réseau associant :

  2. Greffon de CSH :

    les sources de greffon:

    le greffon dans la greffe de cellules souches périphériques allogéniques :

    Mode de recueil : administration au donneur de facteur de croissance hématopoïétique (G-CSF) puis recueil par cytaphérèse.

    Avantages de cette méthode :

    ƒ les qualités exigées pour le greffon :

    Le greffon doit être prélevé après prescription médicale, dans le respect de règles précises. Il est ensuite évalué sur le plan bactériologique et de sa composition cellulaire. Cette évaluation ainsi que celle du bénéfice pour le patient rentrent dans la décision médicale d'utilisation thérapeutique du greffon.

  3. Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques :

    L'effet allogénique anti-tumoral est obtenu après induction d'une tolérance et greffe de cellules souches. Dans l'allogreffe classique, un conditionnement myéloablatif et immunosuppresseur précède la greffe. Ce conditionnement à base de TBI/alkylan/SAL est administré pour la prise de la greffe et l'éradication tumorale.

    Le greffon est HLA compatible.

  4. Allogreffe non myéloablative :

    Des données sont publiées quant à :

    Conditionnements non myéloablatifs :

    Tous les conditionnements contiennent de la fludarabine à la dose de 25 à 30 mg/m2/j pendant 3 à 5 jours. Les protocoles :

    ƒ Etude portant sur l'immunothérapie par greffe sans myéloablation dans le myélome en rechute :

    Garban et al. Leukemia 2001 :

    Résultats :

    11 réponses dont 4 CR

    1 patient a eu DLI précoce

    Les principaux problèmes sont la maladie du greffon contre l'hôte et le CMV

  5. Problématique actuelle des allogreffes non myéloablatives :

    Au plan clinique :

    Il s'agit d'une thérapeutique efficace, qui a sa place dans la stratégie thérapeutique. Cependant, les complications par GVH et CMV nécessitent une gestion des infections virales et une prévention de la GVH par ciclosporine, méthotrexate,…

    Au plan biologique :

    Problème

    Après mini allogreffe dans le myélome :

    Le phénotypage des lymphocytes près allogreffe non myéloablative montre une reconstitution précoce en CD8 DR+, et une reconstitution plus tardive (au moins 6 mois) pour les CD4.

    L'étude de la reconstitution immunitaire repose sur une véritable collaboration entre les Dr Garban et Sotto, l'INSERM, l'EFS de Grenoble, les CHU de Toulouse et de Montpellier.

Retour au sommaire Journées ACOPHRA 7/6/2001