INNOVATION DANS LE TRAITEMENT SYSTEMIQUE DES CANCERS
Pr J.J Sotto. CHU de Grenoble

Les traitements à visée curative s'appuient sur les grands progrès(dépistage, chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie). Actuellement, 50% des cancers sont guéris, un grand chemin reste donc à faire jusqu'à la solution.

Cette solution réside dans le traitement des mécanismes qui aboutissent aux tumeurs.

Les trois grands axes de développement en plus de la chimiothérapie sont :

 Les inhibiteurs des dysfonctionnements spécifiques : ils nécessitent une compréhension et une correction des mécanismes de cancérogenèse

La voie des anticorps monoclonaux : efficacité importante pour cibler les cellules tumorales à leur surface

ƒ La thérapie cellulaire et l'immunothérapie : il s'agit d'un axe important mais on dispose de peu d'éléments concrets de transfert clinique

 

1- Nouvelles molécules de l'arsenal de chimiothérapie:

Les nouvelles molécules:

Exemple du traitement du lymphome malin: on observe 55 molécules originales découvertes entre 1945 et 1992. Le nombre de malades vivants en rémission 5 ans après leur maladie augmente de façon spectaculaire entre 1965 et 1985, mais cette augmentation n'est plus si nette depuis 1985. On s'aperçoit que l'on est arrivé au bout de la découverte de nouvelles molécules…

2- Inhibiteurs des dysfonctionnements spécifiques:

Beaucoup d'espoirs résident dans ce domaine.

Exemple : traitement de la leucémie myéloïde chronique par le GlivecÒ , qui est un inhibiteur de l'activité tyrosine kinase Bcr-Abl. Ce médicament inhibe sélectivement la prolifération et induit une apoptose dans les lignées cellulaires Bcr-Abl positives.

3- Anticorps monoclonaux dirigés contre des molécules de surface:

Ils sont dirigés contre une molécule de la membrane, et sont spécifiques d'une cellule normale. Ils sont obtenus à partir d'hybrides humanisés (10% des régions hypervariables murines).

On observe des effets:

L'efficacité est importante.

Molécules:

Le gros problème réside dans le coût.

4- Thérapie cellulaire :

La reconstitution :

Immunothérapie:

Retour au sommaire Journées ACOPHRA 7/6/2001